
La méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évoluera dès le 1er janvier 2026, à la suite d’un arrêté qui sera pris début septembre 2025. Cette réforme consistera en un abaissement du coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité, désigné aussi par coefficient d’énergie primaire (CEP) de l’électricité. De 2,3, le CEP électrique passera à 1,9. Cette modification permettra à de nombreux propriétaires de revaloriser leur bien, dont les systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sont électriques. Propriétaires de logements électriques, voici un aperçu des répercussions qu’aura la réforme du calcul du DPE sur vos projets immobiliers de vente ou de location à l’horizon 2026.
Propriétaires vendeurs, la baisse du CEP électrique pourrait être très avantageuse pour vous
La diminution du coefficient d’énergie primaire de l’électricité aura des conséquences directes sur la valeur marchande des logements alimentés principalement à l’électricité. En effet, l’énergie primaire consommée par ces logements sera réduite à la suite du nouveau calcul, ce qui entraînera une amélioration automatique de leur étiquette énergétique au DPE. Si vous êtes propriétaire d’un bien de ce type, vous pourrez donc le présenter sous un jour plus favorable lors de sa mise en vente en 2026. Les logements électriques, pénalisés par la méthode de calcul actuelle alors qu’ils sont alimentés par une énergie bas carbone, retrouveront enfin une compétitivité face aux biens chauffés au gaz ou au fioul.
Cette revalorisation permettra aussi d’accélérer la vente de ce type de logements. Quant aux propriétaires de maisons individuelles ou d’appartements excessivement énergivores, qui sortiront du statut de passoire énergétique grâce à la nouvelle méthode de calcul, ils n’auront plus à faire réaliser un audit énergétique pour vendre leur bien tel quel.
Propriétaires bailleurs, un nouvel horizon pour vos projets de location immobilière
La baisse du CEP électrique à compter du 1er janvier 2026 favorisera également les propriétaires bailleurs de logements chauffés principalement à l’électricité. Avec environ 850 000 logements qui sortiront du statut de passoire énergétique selon les chiffres révélés par le gouvernement, de nombreux propriétaires pourront même remettre sur le marché locatif leur bien actuellement interdit à la location (logements de classe G au DPE depuis le 1er janvier 2025). Cette évolution leur offre un répit non négligeable face aux échéances du calendrier de décence énergétique locative. Rappelons que la note F au DPE ne sera interdite à la location qu’en 2028 et la note E en 2034. Plus précisément, les bailleurs de logements de petite surface, particulièrement touchés par les restrictions actuelles, bénéficieront d’un coup de pouce instantané.
Enfin, notons que cette réforme n’exigera aucuns frais supplémentaires aux propriétaires détenteurs de rapports DPE déjà édités. En effet, les DPE réalisés avant le 1er janvier 2026 bénéficieront d’une nouvelle étiquette téléchargeable gratuitement sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, ce qui évitera la réalisation d’un nouveau DPE.